SOURCE

Texte issu du site internet et documentation de

LAULHE Benoit. Résistance au Pays Basque.27: RENÉ CASSIN ET MARCEL SUARES, DEUX BAYONNAIS EMBLÉMATIQUES.
Publié le 17 mars 2017 par BPSGM

 

 

MARCEL SUARES un des hommes courageux de la résistance que je fais figurer sur mon site

dans mes préférés MA 75 Michel Arino: Car grâce à eux et beaucoup d'autres nous sommes libres

 

 

Marcel Suares est moins connu que René Cassin, il n’en est pas pour autant moins méritant.

Son engagement durant le conflit contre l’Allemagne nazie est en effet aussi héroïque que désintéressé.

Surnommé Fléau en 1943 en raison de son efficacité contre l’occupant, ce bayonnais d’origine n’a lors de la mobilisation de 1939

aucune idée du changement que cette guerre produit dans sa vie.

Servant de blindé au début du conflit dans le quatrième bataillon de chars légers,

il combat dès mai 1940 en première ligne à Sedan où il est grièvement blessé.

Rapatrié dans un hôpital bordelais, il part en convalescence à Saint-Médard-en-Jalles où il apprend en juin la fin des combats et l’armistice.

Ne supportant pas cette situation, il retourne alors au début de l’été dans sa ville natale où il se fait démobiliser par la gendarmerie locale.

Malgré la présence de l’occupant, il tente toutefois de reprendre une vie normale en travaillant (sous l’identité d’un camarade mauléonais (Idondo)

mort à ses côtés au combat, à cause de ses origines juives), dans les chantiers de l’Adour où on le charge de désamorcer les grenades sous-marines placées dans le fleuve.

En 1942, après une violente altercation avec un ingénieur et avec la quasi-certitude d’être arrêté et déporté,

il décide de fuir et de gagner Londres et les Forces Françaises Libres (F.F.L.).

Commence alors pour lui un long périple qui le conduit d’abord à Perpignan puis en Espagne après avoir franchi clandestinement la frontière.

Après plusieurs semaines d’un épuisant voyage nocturne et pédestre à travers la péninsule ibérique, où il bénéficie de l’aide et de la solidarité d’Espagnols

anti -franquistes, cet Evadé de France parvient à Grenade puis Séville d’où il s’embarque pour l’Angleterre

afin de rejoindre les forces qui se regroupent autour de de Gaulle.

 

Recruté par les services spéciaux, il reçoit une formation de commando spécialisée dans le sabotage et les destructions,

avant d’être envoyé sur le terrain en France. Il est ainsi parachuté en 1943 dans la région de Chatillon-sur-Chalaronne,

près de Bourg-en-Bresse (dans l’Ain), où, en tant qu’instructeur – saboteur, il participe à de nombreuses actions et coups de mains,

formant en même temps des artificiers et des sections de destruction. Sévissant également dans la région lyonnaise, dans l’Aube, la Nièvre et l’Yonne,

il honore son pseudo de Fléau en harcelant la Wehrmacht dans toutes ces régions sans jamais être pris ni véritablement inquiété.

A l’approche de la libération, il se concentre toutefois sur les cibles de la région parisienne

où il exerce avec beaucoup de talent en attendant l’arrivée des alliés.

Fait compagnon de la libération le 31 octobre 1945,

il revient après-guerre dans son Pays basque natal où il s’engage dans diverses activités politiques et publiques.